Post-NDDL : les acteurs économiques déterminés

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Les chefs d’entreprise et acteurs politiques du territoire n’auront pas tardé à rebondir, après l’annonce de l’abandon du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes par le Premier ministre, le 17 janvier.

Répondant à l’invitation du Président de la CCI Nantes St-Nazaire, dès le surlendemain de l’annonce, environ 75 chefs d’entreprise des secteurs du commerce, de l’industrie et des services se sont ainsi réunis à Nantes. Profitant de la première AG de l’année de l’établissement consulaire, ils ont brainstormé sur des propositions qui permettraient de renforcer l’attractivité du territoire malgré le coup d’arrêt gouvernemental. « Il faut que nous nous mobilisions tous ensemble pour que nos enfants puissent avoir les moyens demain de travailler sur place et que notre territoire continue d’attirer », a réagi Yann Trichard. « L’enjeu de l’attractivité de notre territoire reste entier, des alternatives sont donc à trouver », a de son côté souligné Carine Chesneau, dirigeante de Lambert Manufil et présidente du CJD Pays de Loire.

Des propositions concrètes

Parmi les idées qui ont émergé à l’occasion de cette séance de créativité impromptue, certaines étaient attendues, comme la modernisation de l’aéroport Nantes Atlantique. D’autres étaient également prévisibles, comme la demande d’un nouveau franchissement de la Loire pour faciliter le déplacement des quelque 7 millions d’habitants vivant au nord du fleuve alors que l’aéroport se situe au sud. Autres idées : l’optimisation du périphérique nantais, aujourd’hui congestionné, ou encore une meilleure liaison entre Nantes et Paris d’une part et Nantes et les aéroports parisiens d’autre part.

Ces premières conclusions sont rapidement apparues prioritaires. Elles ont d’ailleurs été largement reprises par Johanna Rolland dès le lendemain. Une soixantaine de chefs d’entreprise, acteurs de l’économie, du tourisme, de l’enseignement supérieur, de l’innovation et de la recherche ont en effet répondus présent à la proposition de la présidente de Nantes Métropole d’organiser au plus tôt le rebond collectif. A ce stade, selon un communiqué de la métropole, six sujets seront donc portés dans la discussion avec l’Etat :

  • « l’amélioration de la connexion avec Paris, par l’ajout de quatre allers-retours par jour avec Nantes, le doublement du nombre quotidien de trains directs Nantes-Paris et la connexion renforcée aux aéroports parisiens ;
  • à long terme, la réalisation du contournement ferroviaire de Paris par la création du barreau sud, améliorant la connexion aux métropoles du Nord et de l’Est (Strasbourg, Lille, Lyon…) et, au-delà, aux grands réseaux ferroviaires ;
  • l’accélération des aménagements prévus pour le périphérique ;
  • la création d’un nouveau franchissement de la Loire ;
  • la définition et le financement d’un projet ambitieux pour le Grand Port Maritime Nantes Saint-Nazaire ;
  • le financement par l’État d’un tramway desservant l’aéroport Nantes Atlantique. »

Pour Johanna Rolland, il incombe désormais à l’État « de prendre ses responsabilités ».

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