La créativité à l’honneur de l’Université Jules Verne 2017

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Retour sur la plénière d’ouverture de l’université Jules Verne, événement organisé par le Medef 44, auquel une quarantaine de clubs et réseaux d’entreprises du territoire se sont associés.

Définir la créativité en quelques mots quand des dizaines d’experts et d’entreprises s’y sont essayés durant une journée ? Un exercice difficile…

Peut-être que ce qui définit le mieux la créativité finalement, c’est son antithèse vue par Luc de Brabenbère : « Chez Gillette, quand les ventes chutent, ils rajoutent une lame ». Avec son discours imagé et empreint d’anecdotes, le philosophe d’entreprise a remporté un vif succès lors de la plénière d’ouverture de l’Université Jules Verne (UJV) du 6 juillet.

Les quatre invités de cette table-ronde se sont succédés pour décrire les enjeux et les conditions de la créativité en entreprise. « Pour se différencier dans un monde hyper concurrentiel et en mouvement constant, il faut innover, et pour innover il faut être créatif », rappelait ainsi le site de l’UJV pour présenter l’événement.

Les bénéfices du doute

« Il faut créer un contexte de créativité, qui s’appuie surtout sur la diversité. La pluralité est inspirante », a d’abord rappelé Hugues Meili, président de Niji, agence créative. « Le monde aujourd’hui se regarde transversalement, il ne faut donc pas être enfermé dans une verticale ». « Il n’y a pas de recette, mais un climat à créer », a également témoigné Luc de Brabenbère, ajoutant : « une mauvaise idée, c’est la condition de la bonne ». Ne pas se brider donc et ne pas brider les autres. « Tout le monde a des idées, mais pour les nourrir, il est fondamental de faire venir le monde extérieur dans l’entreprise. Il faut également un contexte managérial favorable », a martelé Anne-Sophie Godon, directrice de l’innovation chez Malakoff Médéric. Pour Hugues Meili, nous sommes beaucoup trop dans la culture de l’expertise. « Il faut passer de l’entreprise des certitudes à l’entreprise des doutes. Je doute, donc je suis toutes antennes dehors, j’écoute, je vais, j’avance. Acceptons d’inculquer le bénéfice du doute. » « Plus la créativité est forte et plus elle crée un sentiment d’insécurité fort » a également rappelé Jacques Sibille, consultant chez Moswo.

Jouer avec les contraintes

Si l’ouverture s’avère une condition sine qua non de la créativité, cette dernière doit-elle pour autant être libérée de toutes contraintes, notamment économiques ? Les intervenants ont répondu par la négative. « La créativité, c’est l’art de jouer et dans tout jeu, il y a des règles. Il faut profiter des contraintes », a ainsi estimé Luc de Brabenbère. « Etre créatif, c’est aussi renoncer, il faut aider les équipes à renoncer à certaines idées », a de son côté plaidé Anne-Sophie Godon, insistant sur la nécessaire formation des collaborateurs.

Enfin, la créativité n’exclut pas le retour sur investissement. « Il faut des instruments pour évaluer si ça marche ou pas, a ainsi avancé Luc de Brabenbère, mettant en avant un exemple sans contestation possible : si vous êtes copié, c’est une bonne nouvelle ! »

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