Maléfic Shoes marche au durable

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« J’aime la mode, mais c’est l’industrie la plus polluante après le pétrole… Les chaussures, c’est 240 000 tonnes à recycler en France par an. Or, on n’a jamais la bonne paire. De plus, on s’en lasse vite », constate Morgane Cabaret.
Forte de ce constat, cette passionnée des métiers d’art a imaginé des chaussures haut de gamme aux décors amovibles afin de les faire durer plus longtemps et de varier les plaisirs. Pour trouver un système de fixation discret et solide, elle s’allie au Centre des industries mécaniques de Nantes (Cetim). De là naîtra une sorte de bouton pression breveté, sur lequel on peut fixer une bride, un nœud, une plume… et, dans la foulée, Maléfic Shoes, est créée en 2016. Depuis 2017, ses sandales et ballerines sont réalisées sur-mesure – après un rendez-vous de plus d’une heure dans les bureaux de la société – par un artisan bottier breton, en collaboration avec des fournisseurs d’accessoires locaux.
À partir de la rentrée, la marque commercialisera aussi des modèles en série, fabriqués au Portugal. Les accessoires, eux, proviendront toujours de France. Déjà repérée par la Fédération de la chaussure, celle du cuir, au concours Lépine 2018 (médaille d’or), Maléfic Shoes cherche désormais à lever 250 k€ pour se développer plus vite.

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