Résilience

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S’il est bien un point commun entre les entrepreneurs et les politiques, c’est bien leur aptitude à la résilience ou au rebond.

Le récent arbitrage du gouvernement en faveur de l’abandon du transfert de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en est un exemple concret. Les premières réactions, d’amère déception pour beaucoup, étaient attendues. Le rebond des acteurs économiques, tout autant. Mais ce qui impressionne, c’est la vitesse à laquelle celui-ci s’est manifesté.

Le processus de deuil d’un nouvel aéroport sur lequel beaucoup comptaient pour booster l’attractivité de notre territoire n’aura, pour un certain nombre, duré que 24h, parfois même moins parmi ceux qui s’exprimaient à chaud, sur les réseaux sociaux notamment.

 

Edouard Philippe a eu raison au moins sur un point en arguant qu’en 50 ans ou même en 10, qui correspondent aux deux grandes phases du projet NDDL, « les technologies, les besoins, les territoires, les mentalités évoluent ». Si son annonce était une façon de challenger notre territoire sur la réflexion à mener autour de nouvelles solutions pour accompagner sa croissance et son dynamisme, gageons qu’il ne sera pas déçu.

Symboliquement, le tweet de Sébastien Chadourne, président du CJD Nantes, est en cela révélateur, lui qui proposait, à peine trois heures après l’annonce du Premier ministre « de rebondir, se serrer les coudes (…) et disrupter pour garder un territoire attractif dans la durée. »

Si bien que l’on en vient à s’interroger : et si l’enterrement du projet NDDL pouvait finalement constituer une nouvelle chance pour notre territoire ? À condition que l’Etat veuille bien jouer son rôle…

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